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Revue du Rhumatisme

Revue du rhumatisme
Facteurs d'impact
Joint Bone Spine
2009 : 2.25


  Organe officiel de la Société
   Française de Rhumatologie

 Revue scientifique et de FMC

Morceaux choisis
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Arthrose, cartilage, arthropathies micro-cristallines

O.13 - Diversité chimique et morphologique des cristaux calciques dans le cartilage humain arthrosique (004522) - C. Nguyen

 

Les cristaux calciques sont retrouvés sur le cartilage arthrosique prélevé lors d’arthroplastie 

Les dépôts de cristaux calciques (pyrophosphate de calcium [PPCD] et phosphate de calcium basique [PCB]) sont associés à des formes sévères d’arthrose. Cette étude permet d’étudier la présence de cristaux calciques dans le cartilage arthrosique et d’en déterminer les aspects morphologiques par microscopie électronique à balayage. Sur les 6 patients ayant eu analyse par IRTF (spectrométrie infrarouge à transformée de Fourier) de prélèvements de cartilage suite à une arthroplastie pour gonarthrose primitive, tous présentaient des cristaux calciques. Leur présence intéressait l’ensemble du cartilage. L’analyse morphologique permettait de distinguer les cristaux de PCB de forme sphérique, des cristaux de PPCD de forme parallélépipédique. Au total, un lien semble se dégager entre arthrose et dépôt de cristaux calciques.

Frédérique Gandjbakhch


O.14 - La production de l’IL-1β par les cellules macrophagiques induites par les cristaux de phosphate de calcium basique dépend de l’inflammasome (004719) - B. Pazar

Rôle de l’inflammasome 

L’inflammasome (NAPL3) est impliqué dans la production de l’ IL1-β par les cellules macrophagiques induite par les cristaux de phosphate de calcium. Les résultats in vitro ont pu être confirmés in vivo dans des modèles murins.

Frédérique Gandjbakhch


O.16 - Tissu adipeux, adipokines et ghréline dans la gonarthrose (004349) - E. Toussirot

 

Le lien entre obésité et gonarthrose se confirme 

Cette étude a comparé 32 patients atteints de gonarthrose (critères ACR, stade Kellgren ≥ II, 14 hommes, âge 64,7 ± 9,1 ans, indice de masse corporelle 30,23 ± 6,5 kg/m2) et 30 témoins (17 hommes, 45,5 ± 11,7 ans, IMC 25,3). Les patients atteints de gonarthrose étaient caractérisés par une augmentation de la masse grasse globale, sans distribution préférentielle. La leptine était plus élevée dans le groupe gonarthrose que chez les témoins (21,3 ± 4,2 vs 14,4 ± 3,3 ng/ml ; p = 0,03). La leptine était corrélée de manière significative avec toutes les mesures de la masse grasse (r = 0,85 entre leptine et % de masse grasse, p < 0,05), avec les paramètres de l’inflammation (VS et CRP) (r = 0,38, p < 0,05) et avec le score de Lequesne (r = 0,43, p = 0,02). En revanche, la leptine n’apparaissait pas corrélée avec la sévérité de la gonarthrose établie sur le score de Kellgren.

Frédérique Gandjbakhch


O.17 A - Reproductibilité transversale inter- et intra-observateur de la cotation radiographique de Kellgren-Lawrence (KL) dans l'arthrose digitale (AD) - E. Maheu

Un système d’aide à la cotation permet d’améliorer les reproductibilités inter et intra-observateur du score de Kellgren-Lawrence 

Le score de Kellgren-Lawrence est le score le plus utilisé pour évaluer l’atteinte structurale arthrosique sur les radiographies standard. Cette étude transversale a porté sur la lecture de 20 clichés de mains par 10 lecteurs expérimentés indépendants. Les lectures étaient répétées, après numérotation au hasard des examens pour chaque session de lecture effectuées à 2-4 semaines d’intervalle. L’évaluation des reproductibilités intra-observateur et inter-observateur des lectures, pratiquées avant et après l’utilisation d’aide à la cotation (SACKL), montrait des reproductibilités intra-observateur disparates, variant en ICC de 0,39 à 0,98. Alors que les reproductibilités inter-observateur étaient médiocres avant l’utilisation du SACKL (ICC 0,48 ; IC95 % [0,25-0,68]), elles s’amélioraient de manière notable grâce à l’utilisation du système d’aide à la cotation en passant à un ICC de 0,79 ; IC95 % [0,59-0,89].

Frédérique Gandjbakhch


O.18 - Efficacité équivalente d’une forme topique de kétoprofène (Ketum® 2,5 % gel) et du diclofénac per os dans le traitement de l’arthrose de la main : résultats de l’étude ARTOPIK (004057) - S. Kozma

Les AINS locaux sont aussi efficaces que les AINS per os 

Cette étude d’équivalence, randomisée, en double aveugle et double placebo avait pour but de comparer l'efficacité et la tolérance d'une forme topique de kétoprofène (Ketum® 2,5 % gel) versus diclofenac per os dans le traitement de l'arthrose de la main. 395 patients en poussée arthrosique (74 % de femmes, moyenne d'âge de 61 ans) ont été inclus. À l'inclusion, le score de douleur mesurée sur EVA et le score de Dreiser étaient en moyenne, respectivement, de 70 mm et 12,5. Aucune différence cliniquement significative n'a été observée entre les deux groupes de traitement pour l'ensemble des caractéristiques étudiées. Dans la population per protocole (n = 334), la différence dans les deux groupes était de -1,1 mm à 7,4 mm, confirmant ainsi l'équivalence en terme d'efficacité entre Ketum® 2,5 % gel et diclofenac per os. L'équivalence a été également démontrée pour les critères d'évaluation secondaires suivants : Δ EVA à J3 (p = 0,427), évolution du score de Dreiser à J3 (p = 0,568) et J7 (p = 0,190), appréciation globale par le patient de l'efficacité du traitement (p = 0,304) et autoévaluation quotidienne de la douleur (p = 0,078). 

En termes de tolérance, aucune différence significative entre les deux groupes (p = 0,108) n'a été notée.

Frédérique Gandjbakhch


O.119 - Comparaison de l'efficacité et de la tolérance de Structum® (500 mg 2 fois par jour) et Chondrosulf® (400 mg 3 fois par jour) dans le traitement de la gonarthrose : résultats d'un essai clinique de non-infériorité, randomisé et en double aveugle sur 837 patients (004188) - P. Fardellone, F. Aubin, F. Carballido, M. Zaim

Quelle chondroïtine sulfate dans la gonarthrose ? Non infériorité entre Structum® et Chondrosulf®
Cette étude de non infériorité a comparé Structum® et Chondrosulf® chez 837 patients atteints de gonarthrose symptomatique (critères d’inclusion : EVA douleur ≥ 4/100, indice de Lequesne ≥ 7/24 et score de Kellgren et Lawrence 2 ou 3). Ces patients ont été randomisés pour recevoir soit du Structum® 500 mg x 2/jour, soit du Chondrosulf® 400 mg x 3/jour.
A 24 semaines, l’amélioration des scores de douleur et de l’indice de Lequesne (critère principal) était similaire dans les deux groupes (autour de 23 pour la douleur et de 3 pour l’indice de Lequesne). L’amélioration de la douleur, de la capacité fonctionnelle et de la composante physique de la qualité de vie était cliniquement pertinente dès la 6e semaine et se maintenait à la 24e semaine.
Le profil de tolérance était similaire et excellent dans les deux groupes.

Mathilde MICHON

Mots clés : chondroïtine sulfate, gonarthrose


O.120 - Comparaison de l’efficacité et de la tolérance de deux acides hyaluroniques (AH) de poids moléculaire (PM) différents (Structovial® et Synvisc®) dans le traitement de la gonarthrose : résultats d’un essai de non-infériorité, randomisé, contrôlé et à double insu (004308) - E. Maheu

Un essai de non infériorité montre que 2 acides hyaluroniques ont la même efficacité dans la gonarthrose 
Les données comparatives directes sur l’efficacité des acides hyaluroniques sont utiles pour éclairer les cliniciens dans leurs choix. Un essai randomisé multicentrique ayant inclus 279 patients a permis d’évaluer l’efficacité sur la douleur et la fonction de deux acides hyaluroniques commercialisés en France dans la gonarthrose (critère ACR). L’essai a été conçu pour démontrer la non infériorité de F00627 par rapport à Hylan G-F20 sur le critère principal qui était la variation de l’indice de Lequesne entre l’inclusion et la 24e semaine. La borne de non infériorité a été fixée à -1,25.
S’agissant d’un essai de non infériorité, l’analyse principale a été faite sur la population per protocole (n = 236). La différence de l’indice de Lequesne, sur la population per protocole entre l’inclusion et la 24e semaine était de -4,67 (0,27) dans le groupe F00627 et de -4,54 (0,28) dans le groupe Hylan G-F20. La différence était de 0,132 [IC 95 % : 0,598 - 0,861], témoignant de la non infériorité de F00627 par rapport à Hylan G-F20 sur ce critère. L’analyse sur la population en intention de traiter confirme les résultats. Les paramètres douleurs, qualité de vie et consommation de traitements de secours n’ont pas démontré de différence entre les deux groupes et montraient des quantités d’effets très proches.
Cette étude conduite selon les standards recommandés plaide pour une efficacité proche de ces deux acides hyaluroniques dans la gonarthrose.

Marc MARTY

Mots clés : gonarthrose – acide hyaluronique – non infériorité


O.115 - La cure thermale (crénobalnéothérapie) dans le traitement de l’arthrose du genou : un grand essai randomisé multicentrique (004227) - R. Forestier

Les cures thermales associées aux exercices physiques démontrent leur efficacité dans la gonarthrose par rapport aux exercices physiques seuls
Un essai randomisé multicentrique ayant inclus près de 400 patients a permis d’évaluer l’efficacité sur la douleur et la fonction des cures thermales associées à une incitation aux exercices physiques par rapport à une seule incitation aux exercices physiques, dans la gonarthrose (critère ACR). L’étude s’est déroulée dans trois stations thermales françaises. Les patients ont été randomisés selon la méthode Zelen pour préserver l’insu des patients vis-à-vis de l’autre groupe. Le critère principal était le pourcentage de patients ayant une eu une amélioration prédéfinie comme cliniquement significative (« répondeurs ») sur la douleur et ou la fonction (composante fonctionnelle de l’indice de Womac).
L’analyse sur la population en intention de traiter (187 patients dans le groupe contrôle et 195 dans le groupe cure thermale) a montré une différence statistiquement significative entre les deux groupes sur le nombre de patients « répondeurs » (36,4 % dans le groupe contrôle et 50,8 % dans le groupe cure thermale ; p = 0,005). Le nombre de patients à traiter pour avoir un patient répondeur a été estimé à 6,9. Les co-traitements n’étaient pas différents entre les deux groupes.
Cette étude a montré qu’une cure thermale de 18 jours, comportant des massages, des applications de boue, des douches et des séances en piscine, associée à une incitation aux exercices à domicile a été plus efficace que la seule incitation aux exercices à domicile.

Marc MARTY

Mots clés : gonarthrose – cures thermales – Zelen


O.118 - Satisfaction des patients sur la prise en charge de leur gonarthrose (004550) - M. Marty

Satisfaction des patients sur la prise en charge de leur gonarthrose : privilégiez la relation médecin-malade !
Cette étude transversale et observationnelle conduite auprès de médecins généralistes visait à identifier les paramètres associés à la satisfaction des patients sur la prise en charge de leur gonarthrose. L’évaluation du patient se faisait au moyen d’un questionnaire de satisfaction dont les différents items étaient cotés sur une échelle de Likert (de 0 à 10).
Deux-cent cinquante-neuf médecins généralistes ont évalué 1049 patients. La satisfaction globale des patients était en moyenne de 7,0 +/- 1. En analyse multivariée, les deux facteurs indépendants les plus fortement associés à la satisfaction des patients étaient l’écoute par le médecin et la sensation du patient d’être rassuré par le médecin. Contre toute attente, parmi les facteurs indépendants associés à la satisfaction n’apparaissaient ni le niveau de douleur ou de fonction, ni les options thérapeutiques choisies.

Mathilde MICHON

Mots clés : satisfaction, gonarthrose


 
 

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