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Oui, il s'agit de l'ostéodensitométrie qui mesure
la densité minérale osseuse. C'est
un examen simple basé sur le principe suivant : lorsque
un faisceau d'énergie traverse un corps solide, une partie
de cette énergie va être absorbée. Or la quantité
absorbée est d'autant plus grande que le corps traversé
a une densité élevée.
Ainsi, pour apprécier la densité de l'os, il suffit
de faire passer à travers le corps une certaine quantité
d'énergie et de mesurer la quantité d'énergie
qui en ressort. Avec une simple soustraction on obtient la quantité
absorbée au niveau de l'os et donc on peut évaluer
la « densité », c'est à dire la qualité
de minéralisation de l'os.
Bien qu'il s'agisse d'émission de rayons X, l'irradiation
est très faible et représente environ 1/10ème
de la dose délivrée au cours d'une radiographie
des poumons.
Vous pourrez rencontrer différents termes désignant
cet examen :
Densitométrie osseuse, absortpiométrie biphotonique,
DXA ou DEXA (pour Dual Energy X-Ray Absorpsiometry). Ils
sont tous synonymes et désignent le même examen.
Quand le faire ?
C'est votre médecin qui décidera de vous faire
passer ou non cet examen, sachant qu'il est utile lorsqu'on soupçonne
une ostéoporose (survenue d'un tassement vertébral
ou d'une fracture pour un choc minime, présence de facteurs
de risque) et si vous êtes une femme après la ménopause
en présence de certains facteurs de risque.
Toutefois, si vous suivez un traitement hormonal substitutif
(THS) à la dose efficace pour éviter qu'une ostéoporose
apparaisse, cet examen est inutile.
Depuis le décret du 29 juin 2006, l’ostéodensitométrie est remboursée par la sécurité sociale sous certaines conditions.
Le premier examen sera remboursé, dans tous les cas où les résultats vont avoir une implication dans votre prise en charge, c’est à dire dans la mise en route d’un traitement. Ainsi, le remboursement est acquis si une des conditions suivantes est remplie :
- si vous avez déjà une fracture vertébrale ou périphérique, même ancienne;
- si vous présentez une maladie ou un traitement qui entraînent un risque élevé de survenue d’ostéoporose;
- si vous avez une ménopause précoce (avant 40 ans);
- si vous présentez des facteurs de risque d’ostéoporose;
- si vous avez un indice de masse corporelle < 19 kg/m2 ;
- si l’un de vos parents du 1er degré a présenté une fracture du col fémoral.
Pour les examens ultérieurs , le remboursement est également possible lorsque le traitement instauré a été arrêté ; il en est de même si vous êtes ménopausée et que votre premier examen était normal, si votre médecin vous prescrit une 2ème ostéodensitométrie 3 à 5 ans plus tard.
Votre médecin décidera en fonction de votre cas du moment le plus opportun.
Cet examen a donc sa place pour l’aide qu’il apporte au diagnostic. Une fois l’ostéoporose découverte son intérêt dans le suivi, pour apprécier l’efficacité du traitement que l’on vous a donné, est plus difficile à apprécier. En règle, seules des variations de 3 à 5% par rapport aux examens précédents sont retenues. De toute façon, il ne faut pas le répéter avant 2 ou 3 ans, car les modifications de la densité sont lentes.
Comment se déroule-t'-il ?
L'examen se déroule très simplement et de façon
totalement indolore. Il ne nécessite aucune injection et
aucun prélèvement. Il suffit de vous allonger sur
une table de radiologie et de rester immobile quelques minutes.
Vous ne devez pas le faire si vous êtes enceinte. Il ne
faut pas non plus le réaliser si vous avez eu 2 ou 3 jours
avant, une scintigraphie osseuse ou, un examen du tube digestif
pour lequel vous avez pris un produit de contraste comme la baryte.
Quels sont les résultats ?
La mesure s'effectue généralement sur deux sites
: le rachis lombaire et la hanche (région du col du fémur).
Le résultat reflète la densité osseuse et
s'exprime en gramme par centimètres carrés.
Pour le rachis lombaire, l'image montre la colonne lombaire de
la première vertèbre à la quatrième,
avec un contour délimité par un pointillé.
Pour la hanche, l'image montre la tête et le col du fémur,
le trochanter et le début de la diaphyse du fémur.
Une fois calculée, la densité osseuse est comparée
à celle d'une population d'adultes jeunes. La différence
entre la mesure réalisée chez un individu et la
moyenne dans cette population est ce qu'on appelle le T-score.
En terme statistique, cette valeur est exprimée en nombre
d'écart-type. C'est à partir de ce chiffre que l'Organisation
Mondiale de la Santé a défini l'ostéoporose,
selon les grades suivants :
Normal |
T score supérieur
à -1écart-type |
Ostéopénie |
T score compris entre -1
et -2,5 écart-type |
Ostéoporose |
T score inférieur
à -2,5 écart-type |
Ostéoporose sévère
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T score inférieur
à -2,5 écart-type et présence d'une
ou plusieurs fractures |
Une autre valeur figurant sur les compte-rendus d'ostéodensitométrie
est le Z-score. Ici, il s'agit de la différence entre la
mesure réalisée chez l'individu et la moyenne des
sujets du même groupe d'âge.
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