Deux types de produits sont utilisés : les anti-inflammatoires
non stéroïdiens (AINS) (c'est-à-dire des médicaments anti-inflammatoires
ne contenant pas de cortisone) et les infiltrations
de corticoïdes. Ces dernières font l'objet d'un autre
chapitre, nous n'envisagerons donc ici que les anti-inflammatoires
non stéroïdiens.
Ils ont pour objectif non seulement de soulager la douleur, mais
aussi de combattre l'inflammation qui se manifeste
au cours des poussées congestives d'arthrose.
Leur prescription, effectuée par le médecin,
est en général d'une durée de 10 jours (mais dans certains cas ils
peuvent être donnés beaucoup plus longtemps). Il n'existe pas
d'AINS plus efficace qu'un autre : cela dépend de la personne
à qui il est administré.
Les troubles digestifs qu'ils peuvent engendrer, (qu'ils soient
pris par la bouche, en piqûres ou en suppositoires), sont en général
efficacement combattus par des médicaments protégeant l'estomac.
Il ne faut jamais associer deux AINS : on n'augmente guère l'efficacité
mais on augmente les risques de mauvaise tolérance, notamment digestive
ou cutanée.
Les nouveaux anti-inflammatoires non stéroïdiens appelés coxibs
ont une efficacité équivalente aux autres AINS, mais semblent mieux
tolérés sur le plan digestif.
Enfin, les gels et pommades anti-inflammatoires
sont parfois utiles localement pour les articulations superficielles
telles celles des doigts ou les genoux. Toutefois leur application
doit être décidée par un médecin car ces produits selon leurs composants,
peuvent déclencher des irritations si on se masse avec, ou bien
entraîner des réactions lors de l'exposition au soleil. La moindre
réaction de la peau après l'utilisation doit faire cesser immédiatement
l'application. |