Société Française de Rhumatologie

Dossier Spondylarthrite ankylosante


F. Comment traiter aujourd'hui la spondylarthrite ?


>> Les infiltrations de corticoïde sont-elles utiles ?


Une infiltration de corticoïdes consiste à injecter à l'intérieur même de l'articulation concernée, des corticoïdes. Bien souvent redoutés par les patients car insuffisamment expliqués, ces gestes (réalisés par un médecin compétent) sont d'une grande utilité au cours de la spondylarthrite. Les infiltrations de corticoïdes permettent de lutter contre l'inflammation qui se produit dans l'articulation. Leur action très rapide sur la douleur, l'inflammation et les possibilités de mouvement leur confèrent tout leur intérêt.


Pour garantir le maximum d'efficacité, les infiltrations doivent être correctement ciblées. C'est à dire que le produit doit être injecté exactement sur le site inflammatoire. Cela explique que l'on pourra vous proposer dans certains cas de réaliser ce geste en s'aidant par exemple d'un guidage radiographique ou tomodensitométrique. C'est par exemple indispensable pour l'infiltration des articulations sacro-iliaques. Ces dernières sont en effet trop profondes pour être atteintes « au jugé ».


Il faut bien évidemment respecter certaines règles, et en particulier ne pas les répéter trop souvent. En général, on considère qu'il n'est pas raisonnable de pratiquer plus de 3 ou 4 infiltrations par an pour une même articulation. Lorsqu'une ou quelques articulations restent enflammées malgré les traitements médicamenteux, les infiltrations constituent une excellente alternative pour régler le problème et amener l'indolence.


Quelques précautions sont à prendre après une infiltration. Il est recommandé de mettre l'articulation infiltrée au repos pendant 48 heures de façon à augmenter et à prolonger l'action de l'injection articulaire.

Une réaction douloureuse dans les suites immédiates du geste est possible mais non obligatoire. Elle est sans gravité. À l'inverse, si au bout de 48 heures la douleur devient plus importante et/ou si une fièvre apparaît, il faut tout de suite consulter votre médecin. En effet le risque du développement d'une infection au sein de l'articulation est la complication à redouter. Mais il faut garder à l'esprit que c'est un risque rare puisqu'il est d'environ 1 cas sur 50 000 infiltrations.



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© SFR - Dossier spondylarthrite 2007