La persistance de ces symptômes va entraîner une perte de confiance en soi, et des inquiétudes légitimes sur la maladie. Cet état va renforcer la focalisation de l’attention sur son corps et donc sur ses troubles. Une baisse du moral (voire une authentique dépression) va aggraver à son tour les inquiétudes quant aux douleurs ressenties et aux troubles du sommeil, créant ainsi un vrai cercle vicieux.
Il est communément répandu que tout trouble doit avoir une explication organique et que la souffrance relève uniquement de la médecine. Or c’est ignorer que la médecine ne peut tout expliquer ni tout résoudre. Il est donc bon d’accepter que les frustrations, la recherche d’une cause, les échecs des traitements, l’invalidité plus ou moins importante font partie intégrante de la maladie et doivent être pris en compte et non rejetés comme étant accessoires et sans impact sur la maladie.
Tout cela va se traduire par un certain degré d’incapacité qui peut être suffisamment important pour gêner l’activité professionnelle. Or, il est très important de pouvoir maintenir une activité professionnelle.
Comprendre que tous ces facteurs sont liés et vont pérenniser la maladie est une étape importante dans l’acceptation de la fibromyalgie et sa prise en charge.
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