© Soumission Congrès 2005
SFR
Société Française de Rhumatologie
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 RESUME SELECTIONNE
 Ma.40

Fréquence et caractéristiques de la neuropathie périphérique au cours des connectivites
M. Smiti Khanfir, W. Chebbi, R. Ben Mbarek, M. Houman

 Introduction

Peu d'études se sont intéresser à déterminer la prévalence des neuropathies périphériques (NP) au cours des connectivites et la majorité des publications portaient sur des cas sporadiques. A notre connaissance, aucune étude portant sur des patients d'origine arabe ou nord africaine n'a été réalisée dans ce sens.
Le but de notre travail était de préciser la fréquence des NP au cours des différentes connectivites à travers une cohorte de patients tunisiens et d'analyser leurs particularités cliniques, paracliniques et évolutives.

 Patients et Méthodes

Nous avons analysé rétrospectivement les dossiers des patients atteints d'une connectivite (lupus érythémateux systémique, sclérodermie, syndrome de Gougerot sjögren, polyarthrite rhumatoïde, dermatomyosite et polymyosite ainsi que les connectivites mixtes) et suivis entre 1987 et 2004. Nous avons par la suite sélectionné ceux des patients ayant eu une NP à un moment ou un autre de leur évolution.

 Résultats

Tous nos patients étaient de sexe féminin. L'âge moyen était de 35.1 ans (24-77 ans). La NP compliquait un lupus érythémateux systémique dans 3 cas (3/155 soit 1,93 %) associé à un syndrome de Gougerot Sjögren dans un cas ; une connectivite mixte dans 3 cas (3/17 soit 17,64 %) ; un syndrome de Gougerot Sjögren primitif dans 2 cas (2/ 26 soit 7,69 %) et une sclérodermie dans 1 cas (1/75 soit 1,33 %). La NP était inaugurale de la connectivite dans 7 cas. Des signes sensitifs à type de paresthésies et fourmillement étaient les symptômes inauguraux rapportés par toutes les patientes, associés à un déficit moteur modéré dans 2 cas. L'électromyogramme montrait une polyneuropathie axonale sensitivo-motrice dans 7 cas et sensitive distale dans 2 cas. L'examen anatomopathologique de la biopsie neuromusculaire pratiquée chez 5 patientes montrait un aspect de dégénérescence axonale avec une perte des fibres myélinisées associée à une vascularite épineurale dans 3 cas. Les 9 patientes ont été traitées par une corticothérapie au long cours associée à des cures mensuelles de cyclophosphamide dans 4 cas. L'évolution était marquée par une amélioration progressive et lente de la symptomatologie clinique dans 8 cas et l'aggravation dans 1 cas.

 Conclusion

Notre série est particulière par une exclusivité féminine, une fréquence relativement élevée des NP au cours des connectivites mixtes et du syndrome de Gougerot sjögren primitif.

Mots-clefs :
Connectivite
Neuropathie Périphérique
Prévalence

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