© Soumission Congrès 2007
SFR
Société Française de Rhumatologie
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 RESUME SELECTIONNE
 Me.83

Etiologies des lésions démyélinisantes cérébrales non liées à une sclérose en plaque : expérience d’un service de médecine interne
H. Lafer, D. Hakem, M. Boucelma, S. Bessas, M. Abada-Bendib, D. Bensalah, M. Djemai, N. Chouikrat, F. Kessaci, N. Ouadahi, B. Mansouri, A. Berrah

 Introduction

Les lésions démyélinisantes cérébrales peuvent révéler ou compliquer de nombreuses affections vasculaires, métaboliques, infectieuses, systémiques, inflammatoires simulant une sclérose en plaque 'SEP'.
Objectifs. - Revoir les principales affections pourvoyeuses de lésions démyélinisantes cérébrales après exclusion à priori d'une SEP par un spécialiste en neurologie sur des arguments clinico-biologiques et morphologiques.

 Patients et Méthodes

Etude rétrospective sur 3 ans successifs de Janvier 2004 à juin2007 des patients hospitalisés en médecine interne. Tous les patients sont VIH (-).

 Résultats

25 dossiers colligés, 18 femmes, 7 hommes, age moyen de 34 ans (18-58) ;
L'imagerie par résonance magnétique 'IRM' cérébrale révélant des lésions de démyélinisation est justifiée devant des troubles neurologiques divers (parfois multiples ou/et additifs chez un même patient) : déficits moteurs focaux (4), troubles sensitifs superficiels (3), troubles de l'équilibre (ataxie cérébelleuse, syndrome cordonnal postérieur) et/ou état de mal vertigineux (3), myélite aigue transverse (2), œdème papillaire (3), convulsions (3), céphalées (4), troubles psychiques (1), tableau d'hypertension intracrânienne 'HIC' (3) et/ou de neuro-myélite optique 'NMO' (1). Les antécédents retrouvent : notion de vaccination contre l'hépatite B (1), HTA (3), cardiopathie emboligéne (2), syndrome des antiphospholipides primitif 'SAPL' (2), maladie de Crohn (1), maladie de Behcet 'MB' (5), lupus érythémateux systémique 'LES' (3), Syndrome de Gougerôt-Sjogren (1), diabète de type 2 (2), sarcoïdose pulmonaire (1), hépatite C (1), cryoglobulinémie (2), migraine (3) et syndrome de Gougerôt-Sjogreen (1). Les examens contributifs pour l'approche étiologique et le bilan d'extension des lésions neurologiques sont fonction du contexte clinique et pour l'approche commune reposent essentiellement sur l'étude du liquide cérébrospinal (immunologie et sérologies), potentiels évoqués, sérologies virales, bilan d'auto-immunité, dosages vitaminiques... Et une analyse sémiologique fine des lésions à l'IRM cérébrale (topographie, taille et évolution aux IRM cérébrales itératives de contrôle). Les affections associées aux lésions démyélinisantes retrouvées sont : MB (5), AVC sur athérothrombose (3), LES (3), maladie inflammatoires de l'intestin MICI (2), cryoglobulinémie (2), avitaminose B12 (2), maladie coeliaque (1), sarcoïdose multifocale (1), névrite optique rétrobulbaire 'NORB' (1), myélite (1), cryoglobulinémie sur Hépatite C (1), leucoencéphalite sur un déficit immunitaire acquis (1), syndrome de Gougerôt-Sjogreen primitif (1) et étiologies indéterminée (2 : dont 1 suspicion de maladie de Lyme). Une patiente sera néanmoins reclassée comme SEP sur des éléments évolutifs (1).

 Conclusion

De nombreuses affections curables (vasculaires, métaboliques, auto-immunes infectieuses..) peuvent induire, par des mécanismes multiples et souvent intriqués, des troubles neurologiques s'exprimant sur le plan morphologique par un dénominateur commun représenté par des lésions démyélinisantes cérébrales. Elles doivent être rapidement identifiées par le clinicien (interniste, neurologue) avec le concours multidisciplinaire (neuro-radiologue, biologiste… ) et rattachées à leurs étiologie pour l'institution d'une thérapeutique adéquate avant la survenue de séquelles neurologiques.

Mots-clefs :
complications neurologiques
démyélinisation
sclérose en plaques

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