© Soumission Congrès 2010
SFR
Société Française de Rhumatologie
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 RESUME SELECTIONNE
 Me.70

Étude du risque cardiovasculaire et de la fonction endothéliale chez les femmes ménopausées ostéoporotiques
H. Ben Fredj, K. Baccouche, H. Zeglaoui Trabelsi, H. Debbabi, K. Ben Haj Slama, A. Jamel, I. Ben Smida, N. Amara, N. Bagané, B. Khalfallah, E. Bouajina

 Introduction

L’augmentation de risque cardiovasculaire au cours de l’ostéoporose post ménopausique est de plus en plus documentée. Cependant, les études ne permettent pas de trancher sur l’existence d’une relation causale. Notre objectif est de faire le point sur l’association de l’athérosclérose avec la densité minérale osseuse (DMO) basse et d’en discuter les mécanismes physiopathologiques sous jacents.

 Patients et Méthodes

Etude transversale intéressant 113 femmes ménopausées réparties en 2 groupes : Ostéoporose (n = 75) et DMO normale (n = 38). Un bilan lipidique est pratiqué pour toutes nos patientes. Comme la dysfonction endothéliale et la calcification aortique (CAo) constituent 2 évènements essentiels de l’athérosclérose, on a eu recours à estimer ces 2 paramètres pour chaque patiente.

 Résultats

L’âge moyen de nos patientes est plus élevé dans le groupe ostéoporose (65 ± 9 ans versus 57 ± 8 ans dans le groupe DMO normale, p<0,0001), de même pour le nombre d’années depuis la ménopause (18 ± 10 ans versus 10 ± 9 ans, p<0,0001). Après ajustement sur l’âge, la CAo est définie en tant que contributeur indépendant et directe à l’ostéoporose vertébrale (OR = 3,4 ; p = 0,014) et à la fracture vertébrale (OR = 2 ; p = 0,029). De même, l’analyse à régression multiple a révélé que les femmes du groupe ostéoporose ont des vasodilatations endothélium dépendantes (VED) significativement plus basses que celles du groupe DMO normale (p<0,0001 ; OR = 10,1). Cependant, aucune différence significative n’est notée, entre les 2 groupes, pour la vasodilatation non endothélium dépendante (VNED) et pour les paramètres lipidiques athérogènes (CHT, LDL-C, Apo B et IA).

 Conclusion

La relation cause a effet entre athérosclérose et DMO basse est vraisemblablement réelle. Cependant, d’autres études plus larges visant à affirmer cette hypothèse, à mieux y éclaircir les mécanismes physiopathologiques et enfin à établir un consensus national de prise en charge commune adéquate sont nécessaires.

Mots-clefs :
fonction endothéliale
risque cardio-vasculaire
Ostéoporose post ménopausique

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